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Annuel

l'entretien (I)

Publié le
par Sala Graupera
L'entretien (I)

Dans les projets de paysagisme et de jardinage, contrairement à d'autres disciplines liées aux processus de conception et de construction, le temps est un facteur d'importance capitale. Un projet d'espace vert est à la merci de son évolution dans le temps et c'est un facteur qui n'est pas toujours pris en compte ou correctement géré.

L'évolution constante du matériel végétal donne lieu à une autre différence importante par rapport aux lieux construits avec des matériaux inertes, dans lesquels le passage du temps génère une usure et une dévaluation conséquente. Alors que dans le cas des parcs et jardins, le passage du temps génère une revalorisation lente mais constante.

Mais pour que ce dernier fait, si favorable pour les espaces verts le soit, un facteur très important ne peut être laissé de côté : l'entretien.

Un projet de jardinage n'est pas terminé ni à la fin de la phase de conception ni à la fin de la construction. Lorsque l'on travaille avec des éléments vivants, sur lesquels interviennent de multiples facteurs et qui ne sont jamais contrôlables ou prévisibles à cent pour cent, le résultat n'est pas toujours comme prévu.

Ainsi, si après avoir construit un espace vert, on le visite un an ou deux après l'achèvement des travaux, on verra que certaines des choses qui avaient été prévues n'ont pas fonctionné comme prévu, certaines plantes ne se sont pas adaptées correctement, d'autres doivent être remplacées, certaines n'ont pas assez grandi pour remplir leur rôle dans l'ensemble, etc. Mais d'autres fois, en raison des circonstances, il n'est pas possible de visiter le lieu après un certain temps pour vérifier comment il évolue et pouvoir prendre les décisions nécessaires pour rediriger la situation. Pour ces raisons, il est nécessaire que lors de la réalisation d'un projet, qu'il s'agisse d'un petit jardin privé ou d'un grand parc public, de penser dès le début du processus à la façon dont il sera entretenu, sur quelles ressources on peut compter à cette fin et, si possible, de savoir qui sera chargé de réaliser cette tâche, afin d'avoir son avis et son expérience.

Par conséquent, le travail du professionnel ne doit pas se limiter à la prescription des espèces à planter et à la façon de le faire, mais d'autres critères doivent également être pris en compte, à moyen et long terme, sur la façon de gérer l'évolution dans le temps de ces espèces. Parce que sinon le projet reste incomplet et le contrôle du projet lui-même est perdu, par omission, à moyen terme, puisqu'à la fin ce sera le jardinier qui décide, sans la connaissance nécessaire des critères du projet, qui prend les décisions qui marqueront finalement l'évolution du lieu. Des décisions qu'il prendra, dans le meilleur des cas, avec professionnalisme, bon jugement et sur la base des connaissances que son expérience lui a fournies ; mais qui sont très susceptibles de différer substantiellement de l'esprit original du projet.